CFDT Union Départementale de l'Essonne

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Tag - crise

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vendredi 27 janvier 2012

Une entreprise qui ne respecte pas ses salariés peut-elle être efficace ?

télécharger la lettreSymétal CFDT Sud Francilien, section de Massy.


Lettre ouverte à M. Philippe PETITCOLIN

Président Directeur Général de SAGEM

à télécharger ci-contre.





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mercredi 18 janvier 2012

Sommet social : des avancées utiles mais des inquiétudes qui persistent

Communiqué de presse de la Cfdt - 18/01/2012

La CFDT avait demandé la tenue d’un sommet social dès le mois d’août 2011 afin de préparer au plus vite une réponse adaptée aux difficultés prévisibles sur le front de l’emploi. Cinq mois plus tard, alors que ce sommet se tient enfin, la CFDT a insisté sur la nécessité de mettre en place des mesures de court-terme pour soutenir les salariés et les entreprises en difficulté.

Parmi les options retenues par le gouvernement, certaines mesures seront utiles :

  • Chômage partiel : le dispositif sera simplifié, 100 millions d’euros supplémentaires y seront affectés.

  • Former plutôt que licencier : l’État financera à hauteur de 40 millions d’euros de la formation pour les entreprises en mutation économique ;

  • Formation des demandeurs d’emploi : une enveloppe d’urgence de 150 millions d’euros sera allouée pour de la formation, des contrats aidés ou des prestations de retour à l’emploi et la rémunération de fin de formation sera prolongée ;

  • Les effectifs de Pôle emploi augmenteront de 1 000 postes (la CFDT en demandait le double).

Malgré ces décisions importantes, l’inquiétude de la CFDT persiste sur le financement de la protection sociale. La CFDT reste opposée à la mise en place de la TVA sociale. Une réflexion plus globale sur le financement de la protection sociale est nécessaire. Elle doit notamment avoir lieu au sein du Haut conseil pour le financement de la protection sociale

En ce qui concerne les mesures compétitivité-emploi, la CFDT demande que ce sujet soit intégré à la négociation en cours sur les instances représentatives du personnel (IRP).

mercredi 16 novembre 2011

Le Gouvernement punit les malades !

Communiqué de presse du 16 novembre 2011

Le Gouvernement s'en prend directement aux salariés malades du secteur privé et de la Fonction publique sous couvert de lutte contre la fraude et de couverture du déficit public.

La CFDT considère qu'il faut pourchasser et punir la fraude dans un système de solidarité.

Mais il est inacceptable de faire peser la responsabilité sur les salariés en arrêt de maladie.

Il est inadmissible d'utiliser les malades comme boucs-émissaires quand on refuse de remettre en cause les exonérations de charges fiscales sur les heures supplémentaires.

La CFDT Fonctions publiques s'indigne du fait qu'au cœur de la crise, le Gouvernement choisisse le populisme et la dénonciation calomnieuse plutôt que la solidarité et la cohésion sociale.

Elle s'indigne que le dialogue social ait été floué par l'employeur public alors même que le statut est remis  en cause.

Elle s'indigne de la stigmatisation des agents de la Fonction publique.

La CFDT Fonctions publiques exige une concertation entre organisations syndicales représentatives dans la Fonction publique et représentants des employeurs publics pour la prise en charge de la journée de carence.

UFFA-Cfdt (Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés - Cfdt)

lundi 22 mars 2010

Il est temps de reparler de la crise

Laurence Laigo, secrétaire nationale, tire le bilan des élections régionales, marquées par une très forte abstention.
Le second tour des élections régionales confirme une très faible mobilisation des électeurs. Les raisons de cette abstention sont forcément multiples mais associées aux nombreuses voix en direction du Front national : elles révèlent une perte de confiance dans l’action politique.

Les membres du gouvernement qualifient aujourd’hui ce résultat comme un vote de crise alors qu’ils n’ont eu de cesse de faire croire que la crise était derrière nous.

Les grandes difficultés dans lesquelles se trouvent de nombreux français ont été occultées du débat public depuis l’été 2009. Identité nationale, burqa, présidence de l’Epad… Autant de sujets qui ont capté l’actualité au détriment du quotidien des Français en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et de conditions de travail.

La CFDT a constamment rappelé la nécessité de ne pas nier les réalités de la crise et le besoin de poursuivre la prise en charge de ses conséquences sociales par la reconduction des mesures obtenues par les mobilisations syndicales, début 2009. 

Pour la CFDT, la mobilisation du 23 mars a vocation à remettre la question de la crise et de ses conséquences sociales dans le débat public.

mardi 6 octobre 2009

Un budget injuste socialement et fiscalement

Alors que la crise met au grand jour de graves problèmes d’inégalité dans notre pays, il est regrettable que le gouvernement ne saisisse pas ce projet de budget présenté en Conseil des ministres pour rétablir une dose de justice fiscale en matière de prélèvements.

Au contraire, ce projet de budget continue de placer les différents types de revenus en situation d’inégalité devant l’impôt. En effet, bien que le Premier ministre assure qu’aucun revenu – du travail, de remplacement ou bien du capital – ne doit échapper à l’impôt et aux contributions sociales, force est de constater que, si les revenus des dividendes bénéficient d’un abattement de 40 %, ceux du travail n’ouvrent droit qu’à 10 % d’abattement. Dans ces conditions, mieux vaut être rentier et vivre de ses dividendes que de se lever tôt pour vivre de son travail…

Par ailleurs, les entreprises bénéficieront de 6 Md€ d’exonérations de charges du fait de la réforme de la taxe professionnelle, qui interviendra sans contrepartie pour les entreprises. Cela laisse présager des mesures difficiles pour les salariés, pour les contribuables, et plutôt des cadeaux aux entreprises. D’autant plus que, sous l’effet des réductions de la progressivité de l’impôt au profit des prélèvements proportionnels, toutes ces exonérations de charges sont financées par les salariés de classes moyennes.

De même, si la CFDT se félicite de la mise en place de la taxe carbone dès ce budget 2010, sa compensation de façon uniforme soulève de vraies questions d’équité fiscale, notamment en l’absence de remise en cause du bouclier fiscal.

De plus avec un déficit prévu de 110 Md€, après un dérapage à 140 Md€ cette année, on ne peut que regretter le manque d’ambition de ce budget dont il est difficile d’appréhender la répartition entre le fonctionnement ( notamment les mesures pour amortir les conséquences de la crise ) et l’investissement, qui doit permettre la relance en misant sur des secteurs d’avenir. Sans compter qu’il est difficile aujourd’hui de voir le lien avec le grand emprunt, pourtant annoncé comme levier de l’aide à l'investissement.

Enfin, si l’on peut se réjouir que le Fiso soit confirmé avec un budget de 1,4 Md€, ce projet de budget manque singulièrement de colonne vertébrale et fait plutôt penser à une succession de mesures, souvent injustes tant fiscalement que socialement, qu’à un tout cohérent. Le maintien de la suppression de 33 000 postes de fonctionnaires en est un exemple symptômatique qui renforce l’impression que l’État n’est géré qu’en vertu de règles strictement comptables au détriment de débats de fond.

Gaby Bonnand, secrétaire national