Communiqués — 17 juin 2016

Communiqué de presse des organisations syndicales de l’Académie de Versailles 
SNUipp-FSU, Se-UNSA, SNUDI-FO, CGT Educ’Action et Sgen-CFDT

Le Recteur a réuni les organisations syndicales ce mercredi 15 juin après-midi. Les quatre DASEN de l’Académie de Versailles étaient aussi présents. Lors de cette rencontre, le Recteur a fait part de ses plus grandes craintes quant à l’organisation de la rentrée scolaire 2016 dans les écoles maternelles et élémentaires. Le manque d’attractivité dans notre académie est en partie la cause.

Le Recteur a confirmé sa décision de ne permettre à aucun enseignant de changer de département et ce, quelle qu’en soit la raison. Même les enseignants mutés suite à un groupe de travail ministériel du 19 avril dernier ont été bloqués, alors même que la raison d’être de ce groupe de travail est de régler des situations personnelles urgentes, en dehors des considérations de la situation en personnels des départements d’origine et d’arrivée. A l’heure actuelle, même les enseignants dans des situations reconnues par l’institution comme prioritaires pour des questions médicales ou sociales ne pourront pas changer de département.

Cette situation inédite s’ajoute à la liste déjà longue des droits empêchés pour les personnels de notre académie : temps partiels, disponibilités, formation, détachements.

Cette décision est particulièrement grave, les personnels sont sacrifiés. C’est bien de la maltraitance institutionnelle dont il est question, qui a des conséquences dramatiques pour les enseignants, tant au niveau médical, social, personnel que professionnel. Le message envoyé est celui d’une Académie dont il est impossible de sortir. Cela va à l’encontre de l’intérêt du Service Public d’Education et de son attractivité.

Ce sont également les élèves et le système éducatif dans son ensemble qui vont nécessaire subir les conséquences de cette décision. Il est sans cesse demandé aux professeurs des écoles de faire preuve de bienveillance vis à vis de leurs élèves. Or, la bienveillance ne peut pas être à sens unique.

Les organisations syndicales sont intervenues très fortement pour montrer au Recteur à quel point la décision de n’accorder aucun exeat constituait de la violence institutionnelle et serait catastrophique pour les collègues mais aussi pour le service public d’éducation. Sa décision n’est pas une solution aux problèmes de recrutement, bien au contraire.

Nous avons été écoutés attentivement. Le Recteur s’est engagé personnellement à faire remonter la teneur de cette audience au ministère. Il y a urgence à ce que la situation se débloque, et ce, dans l’intérêt de tout le monde. Dans le cas contraire, les organisations syndicales prendront leurs responsabilités.

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Yvan Lubraneski