Non classé — 11 mai 2016

Hélas on change de logo, mais rien ne change à ADP : toujours plus de bénéfices, mais pas pour le personnel.

Et si on peut réduire les avantages l’air de rien, tout est pour le mieux. Tout est fait pour nous mettre un bel écran de fumée, un directeur général part et 3 nouveaux directeurs hommes arrivent, chercher l’erreur.

Quel est la marge de manœuvre des syndicats ? tout bloquer. Ne plus aller au sein des instances, mais jusqu’à quand ? et après ?

Malheureusement, il n’y a plus de rapport de force et encore moins de volonté de paix social. La direction met au pied du mur les négociateurs sans aucune marge de manœuvre.

Normalement, on disait que aucun des négociateurs ne sortait content totalement d’une négociation. Mais à l’heure d’aujourd’hui la direction ne fait que se réjouir. Zéro augmentation de salaire, au lieu de 0,4%, depuis 2014. La direction a dénoncé l’accord CET, donc si pas de négociations, plus d’accord, donc plus de CET, gain 4 millions d’euros par an.

C’est un peu triste de détricoter nos avantages sociaux à coup de non négociation.

La Direction cherche-t-elle l’affrontement ? peut-être. Aller en justice pour entrave, possible. Pas de dialogue surement, au moins la Direction fait ce qu’elle veut. D’ailleurs pour nous, elle ne nous reçoit quand elle arrive, elle nous envoie directement en justice. C’est peut-être la seule solution pour dialoguer.

En tout cas, la belle entreprise avec tous ses avantages sociaux et le bon vivre au travail, c’est terminé, marche ou crève. On voyait ce qu’il se passait dans la sous-traitance et bien tout arrive. La solidarité a aussi fait marche arrière, chacun pour soi et dieu pour tous. Tout doit être nivelé par le bas, sauf les salaires de nos patrons si mal payés.

Après on s’étonne que les salariés ont autant d’arrêt de travail. Mais quand on voit notre entreprise gérée comme une banque à coup de marge et d’EBITDA, point, sans aucun état d’âme concernant son personnel. Le résultat est à la hauteur de l’acharnement de notre Direction pour nous mépriser tous, autant représentants du personnel que les salariés.

Un aéroport est quand même une entreprise de services aux services des passagers. Mais la seule variable d’ajustement est les frais de personnel pour augmenter nos bénéfices, alors on tranche dans le vif.

Après on nous dit à l’AG des actionnaires que le personnel aura des droits, de la mobilité, une évolution de carrière, un avenir, c’est surréaliste et tellement faux. Au moins l’image est sauf devant les actionnaires. La presse est d’ailleurs très silencieuse sur les problèmes au sein d’ADP.

Notre PDG a été bien embêté quant à la parité au comex, qu’il en a détourné la réponse en parlant de toutes ses femmes, qui ont des responsabilités ailleurs qu’à ADP. D’ailleurs depuis 2005 à aucune AG, aucune femme n’a été sur l’estrade, toujours une brochette d’hommes. On devrait faire venir l’association des moustaches pour donner un coup de jeune.

En tout cas, ADP doit faire des efforts à ce sujet, mais surtout à rétablir notre dialogue social et la confiance en l’avenir des salariés au sein du groupe ADP.

Un peu de considération serait souhaitable.

Notre secteur si performant ne peut pas tout balayer pour devenir des aéroports « lows costs ».

L’équipe CFDT

CFDTOL@adp.fr

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Yvan Lubraneski