Communiqués — 22 décembre 2015

Communiqué de la Cfdt, Union Départementale de l’Essonne, le 22/12/2015

1. MAINTENANT L’INTÉRÊT GÉNÉRAL EST AUSSI L’INTÉRÊT DE CHACUN :
L’Université de Paris Saclay vient de traverser des semaines agitées ; maintenant que les positions de toutes parties prenantes ont été clarifiées : on ne peut que se réjouir du fait que la vision la plus généreuse et en même temps la plus ambitieuse ait enfin triomphé.
C’est le sens du ralliement de l’École Polytechnique à un projet d’université allant vers toujours plus d’intégration et d’efficacité.
Maintenant, il est nécessaire d’aller de l’avant au nom de l’intérêt général et celui-ci se décline en trois points : le besoin de visibilité de Saclay à terme qui doit se construire dès maintenant, il faut un esprit d’équipe assumé; la nécessaire unicité du projet qui veut à terme des cursus commun car une université ne peut durablement fonctionner à plusieurs vitesses; et enfin il y a un besoin de stabilité, pour l’ensemble des personnels en premier lieu, car la recherche scientifique ne peut se faire que dans un contexte stable sur le long terme quand on ne court après les réformes, quand les règles ne varient pas d’une année sur l’autre, quand les financements ne sont pas durables.

2. SACLAY : ASSUMER LA COMPLEXITÉ INSTITUTIONNELLE ET LA DÉMOCRATIE :
La CFDT, mais elle ne fut pas la seule, a toujours pointé la nécessité d’une réflexion en profondeur sur le devenir institutionnel de Saclay.
En effet, si maintenant tous les partenaires sont en accord sur la forme universitaire du projet, il faut reconnaître que le projet de faire converger en un ensemble intégré des instituts de recherche, des grandes écoles et des universités sur cette échelle est un défi intellectuel, juridique et démocratique jamais rencontré. Il faut en tenir compte et donc ne pas plaquer des modèles étrangers qui sont les produits d’histoires singulières et donc peu adaptés pour la situation présente.
Tout cela a pour conséquences la nécessité d’une transparence toujours plus grande dans les délibérations à Saclay. La démocratie, même si elle doit être organisée, ne peut pas être considérée comme une perte de temps ou d’efficacité, car elle est la forme d’organisation de la communauté scientifique.
Il est nécessaire d’associer avec clarté toute la communauté de Saclay au projet.

3. LA NÉCESSITÉ D’UNE FORTE IMPULSION POLITIQUE AUTOUR DU PROJET :
Le chantier est immense, tant que cette dimension ne sera prise en compte, nous retrouverons des situations similaires à celle que nous venons de traverser en expérimentant de si brutales pertes de vues des objectifs de long terme et de l’intérêt général. La cause de cette situation est clairement l’absence d’expression régulière de l’intérêt général.
Si les établissements scientifiques ont tous vocation à être indépendants, la science n’est pas une administration : son existence, l’enseignement, l’innovation, par contre, relèvent de l’intérêt général. Nous payons maintenant, un intérêt trop faible aussi bien de la part de l’État que des collectivités territoriales pour ce projet. Il faut donc souligner tout l’intérêt des propositions en particulier parlementaires qui ont pu être faites cet automne et qui allaient dans le sens d’une représentation beaucoup plus présente à Saclay de l’État.
L’université de Paris Saclay, commencée sous la droite, a été poursuivie par la gauche.
Maintenant, tout le monde concourt sur le fond comme sur la forme.
Lors des derniers scrutins, les citoyens français ont exigé que l’ensemble de la classe politique française assume des grands projets de transformation économique et sociale au service du bien commun.
À Saclay, nous pouvons le faire, nous n’aurons pas d’excuse si nous échouons.

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Yvan Lubraneski