Actualités — 23 juin 2013

Congrès régional de la Cfdt Île de France

à Massy les 19-20-21 juin 2013.

Discours introductif de Marie LEPRÊTRE,

Secrétaire Générale de l’UD CFDT Essonne, et images du congrès.

 

 

Discours introductif de Marie LEPRÊTRE, le 19 juin 2013 (seul le prononcé fait foi)

Bonjour à toutes et à tous

Mes chers Camarades BIENVENUE SOUS LE SOLEIL DE L’ESSONNE (bon j’ai hésité à maintenir cette phrase, mais je me suis dit que si la météo ne nous était pas clémente, le soleil à Massy ça pourrait être nous pendant 3j)
Nous accueillons ce matin notre secrétaire général, Laurent BERGER, qui malgré un agenda chargé avec la conférence sociale a tenu à être parmi nous pour quelques heures. Laurent, merci, et n’hésites pas à revenir en Essonne, maintenant que tu connais le chemin.

Avant toute chose, je dois vous avouer que lorsque le secrétariat régional a commencé à murmurer le département de l’Essonne pour la tenue de son 54e congrès, ça faisait quelques mois que je venais d’arriver à l’union départementale, et j’ai cru à un bizutage !! J’y crois toujours d’ailleurs, et donc Philippe, tu me connais bien maintenant, je trouverai un moment dans ces trois jours pour me venger : tu auras toi aussi ton bizutage !!

Pourtant, l’exécutif départemental s’est vite pris au jeu, et nous en avons tiré deux satisfactions :
La première, c’est que les équipes départementales et régionales ont tissé des liens, ont appris à mieux se connaître, et quand on sait à quel point il est nécessaire de mutualiser nos forces, c’est pour moi une grande satisfaction.
J’en profite pour remercier les deux assistantes de l’union départementale, Françoise MANOUBA et Delphine PARANT, qui ont été des soutiens sans faille, comme toujours !
La seconde, c’est qu’au moment où dans notre pays il se fait écho de doutes sur l’efficience de la démocratie, où j’entends parfois, à juste titre, nos exécutifs dire que ces événements leur prennent énormément de temps, temps dont ils disposent de moins en moins grâce à nos chers patrons, il est important d’affirmer qu’un congrès est un grand moment de démocratie, un espace de dialogues entre nous, de débats et de prises de position.
Ils nous permettent de prendre du recul sur le chemin parcouru, et d’envisager ensemble ce qu’il reste à faire. Alors même s’il est possible de nous interroger sur la forme de ces évènements, ne nous empêchons pas ce dialogue !

Face à la complexité des enjeux quotidiens que nous rencontrons, notre force vient aussi de l’appropriation, par tous, des problématiques auxquelles notre organisation doit faire face, c’est une condition de l’efficacité de nos actions. Et en Essonne, on y veille particulièrement dans nos réunions.

Prenons un peu de recul sur l’Essonne :
L’Essonne est bon un exemple de la complexité des défis offerts à un syndicalisme moderne, ambitieux, soucieux de ses responsabilités sociales. Il y a d’abord la diversité du territoire, entre les banlieues parisiennes, aussi bien des grands ensembles que des villes pavillonnaires, que la campagne, on ne traverse pas notre département du nord au sud ou d’ouest en est avec le même regard.

Et il y a aussi la diversité des projets engagés, comme le grand stade de rugby, le pacte sud Essonne signé avec la région IDF et 6 intercommunalités, pour soutenir les petites entreprises et la ruralité ou encore le regroupement à Saclay de 15% de la recherche scientifique française autour d’une grande université à venir.
Autant de dossiers singuliers pour lesquels nous devons donc avoir des lectures et des modes d’actions inédits.
Autant de dossiers où la CFDT est présente et où elle est reconnue non seulement pour sa capacité à défendre les intérêts des salariés mais aussi pour son expertise propre sur les dossiers.
L’Essonne nous l’apprend, me l’a appris : les dossiers territoriaux vont être de plus en plus compliqués et il faudra alors voir la nécessité de les prendre en charge dans leur totalité.
Cette ambition est une chance pour nous ; elle renforce la place de notre syndicat comme un acteur global. Cette capacité d’analyse générale nous donne un avantage déterminant dans les rapports de force que nous avons à exercer.

L’Essonne est donc un défi au syndicalisme et offre un terrain d’expérimentations à la mesure de ses ambitions. Ces expérimentations qu’elles sont-elles ? Elles sont de deux ordres principalement : l’interprofessionnel et le territoire.
Plus aucun dossier ne concerne aujourd’hui un seul métier, une seule catégorie de travailleurs, vous le savez ; le renforcement de l’interprofessionnel est le témoignage des transformations profondes de la réalité et peut être même de la nature du travail en France. L’interprofessionnel devient donc un axe central de notre action. On n’agit pas au service d’une catégorie d’employés – prenons l’exemple d’un hôpital- sans s’occuper aussi des autres catégories de personnels, sans comprendre par exemple les enjeux actuels du financement de la santé ou encore les questions de carte sanitaire.
De l’autre côté, les enjeux territoriaux s’imposent à nous avec plus de force encore et pour réagir avec efficacité les syndicats doivent donc être des acteurs non seulement au sein des entreprises, au sein des branches mais aussi une force globale sur le territoire, ils doivent tisser des liens forts avec l’ensemble des acteurs. Je sais, cela peut paraître beaucoup parfois, je l’ai aussi vécu en tant que secrétaire de syndicat, mais Nous devons profiter de la nature globale de notre action pour mieux comprendre les territoires/ anticiper les changements /et prévoir les évolutions des conditions de travail. Prenons l’exemple ici du RSA, des structures d’accueil de la petite enfance, ou encore des emplois d’avenir…Autant de dispositifs, sur lesquels nous avons décidé d’agir, de revendiquer, en Essonne, pour que notre territoire soit le lieu où les outils que nous avons voulu POUR NOS ADHERENTS, fonctionnent pleinement ! Je remercie d’ailleurs la mission locale de Massy, qui est dans la salle, je l’ai aperçue, pour la force avec laquelle ils se battent pour les emplois d’avenir et les résultats sont là !

Pour finir, l’Essonne est une bonne représentation de la complexité et des tensions qui habitent la société française toute entière. Nous connaissons une période de profondes transformations, sources de questions, de tensions, et parfois d’angoisses ; les salariés attendent des repères, des acteurs solides, compétents, inscrits dans la durée.

Aux syndicats, et d’abord à nous, la CFDT, de répondre à leur appel.
Vous l’avez compris, c’est un appel à plus de proximité sur les territoires, dans les UD , dans l’URI ; à plus d’intelligence, de hauteur de vue face aux problèmes des salariés.
En Essonne, nous nous préparons, nous voulons faire face ! Il y a de la place pour vous tous, et s’il en manque, avec tous les camarades, je pousserai les murs !

Mes camarades, puisque nous sommes réunis ici pendant quelques heures, quelques jours, pour échanger, pour débattre, pour confronter nos points de vue, je suis certaine que nous en ressortirons plus forts, plus entreprenant là où nous militons, plus courageux encore et encore au service de tous les salariés.
Je vous souhaite, à tous, et à chacun de bons débats et un très bon congrès ! Merci

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Yvan Lubraneski