Actualités — 21 février 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 11-2013 du 21/02/2013
Le groupe Crédit Agricole vient d’annoncer un résultat négatif de 3,8 milliards d’euros, conséquence d’une perte abyssale de sa structure cotée CASA (Crédit agricole SA) de 6,5 milliards. La dernière facture de la session de la banque grecque Emporiki est de 1,5 milliard. Cette acquisition aura coûté au total la bagatelle de 8,3 milliards à la banque verte. Le groupe a dû aussi passer pour 2,7 milliards de dépréciations d’écarts d’acquisition au quatrième trimestre 2012. Banque de financement et d’investissement, crédit consommation, courtage, banque de proximité en Italie, etc., peu de secteurs sont épargnés.

 
Colère des salariés en constatant que le groupe paie ainsi la boulimie de ses dirigeants des années 2000, qui ne juraient que par un développement externe tous azimuts, mal évalué, mal maîtrisé, mal piloté ! Au final, la grenouille verte et mégalomane n’aura été que pour peu de temps plus grosse que le boeuf ! A l’époque de l’acquisition d’Emporiki, la FGA-CFDT avait tiré en vain la sonnette d’alarme devant les dirigeants…dont certains sont encore présents !
Au final c’est l’emploi qui trinque et les salariés qui souffrent !

 
Espoir cependant, car, retraités de ces opérations exceptionnelles, les résultats sont bons :
+ 3 milliards de résultat opérationnel pour Casa et + 5,7 milliards pour le groupe. Les fonds propres sont solides et la banque verte est déjà au dessus des futurs ratios prudentiels exigés par les autorités françaises et européennes. Les réseaux des Caisses régionales et de LCL, basés sur l’activité de banque de proximité, apportent une rentabilité récurrente, malgré une diminution de l’activité. Ces chiffres montrent une fois de plus que le Crédit Agricole tire sa force de toutes les femmes et de tous les hommes qui y travaillent.
Vigilance enfin : Le Crédit Agricole semblerait se tourner, à nouveau, vers une banque universelle de proximité, mutualiste, moins spéculative, plus ancrée dans les territoires et vers les métiers qui ont fait sa force par le passé. La FGA -CFDT exigera qu’un tel plan à moyen terme se réalise sans régression sociale et sans considérer l’emploi comme seule variable d’ajustement pour préserver la rentabilité d’exploitation.

 

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Yvan Lubraneski