Actualités — 24 janvier 2013

Un contentieux commercial oppose ces deux entreprises, Geodis réclamant à Altis la modique somme d’arriérés de 1 900 000 €. La Direction de Geodis décide ainsi de rompre brutalement le contrat, entraînant de la part d’Altis l’interdiction à 40 salariés travaillant sur le site d’accéder à leur poste de travail.

Devant l’échec des négociations avec les deux directions, les syndicats CFDT Transports et Métallurgie, dans leur combat de sauvegarde des emplois, ont donc décidé de bloquer l’accès au site d’Altis le 21 décembre 2102 durant 4h, tout en interpelant les pouvoirs publics afin que ceux-ci prennent aussi leur part de responsabilité.

Grâce à la forte mobilisation des salariés, et après pression de la CFDT sur les deux directions pour trouver rapidement un accord mettant fin à une situation inacceptable, Altis a annoncé le 23 janvier 2013 la reprise de 36 d’entre eux ; les 4 autres réintégreront Geodis, dont certains entreront dans un plan de départ volontaire.

Pour la CFDT, les 35 jours d’incertitudes vécus par les salariés restent scandaleux.

Reste le questionnement sur l’accord lui-même. Pourquoi Altis, dans une période économique très difficile pour elle (3 fois en chômage partiel), augmente au final ses effectifs ?

Quid également du contentieux entre les deux sociétés.

Pour la CFDT, l’éternel problème d’Altis reste son devenir, au vu des dettes qui ont été découvertes lors de ce conflit. Et quel projet industriel viable? L’année 2013 sera malheureusement cruciale sur le destin et devenir de cette grande usine historique du semi conducteur français.

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Yvan Lubraneski