Actualités Communiqués — 15 janvier 2013

Communiqué de presse du 14/01/2013

N’en déplaise à ses détracteurs déjà proclamés, le texte d’accord sur la sécurisation de l’emploi fera bel et bien parti des accords gagnant-gagnant dont certains même, se targueront un jour de son application coûte que coûte au risque de descendre dans la rue pour le défendre.

Dans la méthode pourtant, même si les non-signataires annoncés ont toute légitimité à faire valoir leurs arguments, l’intervention de membres de la majorité parlementaire pour fustiger un projet encore à la signature est plus qu’étonnant.

Sur la forme d’abord, il s’agirait de démontrer que les organisations syndicales ne sont pas représentatives pour revendiquer une signature. Faire référence à une hypothétique représentativité encore non calculée, reviendrait à dire que depuis la loi d’aout 2008, les 5 organisations syndicales en France ne peuvent plus signer d’accord interprofessionnel et ce, tant que la nouvelle représentativité ne sera pas calculée.

C’est méconnaitre les règles du jeu, ou pire encore vouloir les arranger en fonction de l’issue des négociations : un vrai jeu de dupe ou une partie de poker menteur ? Demandez donc aux employeurs d’en faire de même, puisque vous détenez désormais tous les pouvoirs !

Sur le fond maintenant, qui donc a annoncé en pleine ouverture de négociation, qu’un cadeau de 20 milliards d’euros serait fait aux entreprises dès janvier 2013, sans contrepartie, et que ces mêmes contreparties attendraient la fin de la négociation ? La CFDT avait pourtant mis en garde le gouvernement sur les difficultés d’un quelconque contre-pouvoir dans ces conditions.

Pour autant, nous n’avons jamais rien lâché, allant à chaque séance obtenir des avancées supplémentaires tant pour les emplois précaires, les indemnisations au chômage, ou encore les procédures de consultation des IRP …

Mais, Messieurs, Mesdames, en douter serait méconnaitre la force des équipes syndicales à faire appliquer cet accord s’il était transposé dans la loi, et ce serait faire peu de cas du dialogue social tant clamé lors de vos interventions publiques !

Alors oui, quand on pèse environ 13% d’un courant qui représente environ 200.000 adhérents, on a son mot à dire, vous aviez tout l’espace de le faire lors de la grande conférence sociale de juillet 2012 qui a établi la feuille de route de la négociation, l’avez-vous fait ?

Nous l’avons fait, fort de nos 860.000 adhérents, et des milliers de salariés que nous rencontrons tous les jours et qui sauront apprécier au quotidien les avancées que cet accord leur apporterait.

Quand on négocie, on n’est jamais seul, et les deux parties doivent être gagnantes, nous ne l’oublions jamais dans le seul objectif que les salariés n’y soient pas perdants !!!

Si nous cherchons tous, politiques et syndicalistes, à être constructifs, nous construirons. À bon entendeur…

Marie Leprêtre | Secrétaire générale

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Yvan Lubraneski