Actualités Vu dans la presse — 31 janvier 2013

Article paru sur Essonneinfo.fr le 30/01/2013

http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/37042/renault-une-semaine-charniere-pour-les-negociations/

 

 

 

 

Le ton monte chez Renault, suite à l’annonce de son plan de restructuration. En Essonne, c’est devant le centre technique de Lardy que les salariés se sont rassemblés ce mardi. Les négociations se poursuivent alors que la Cour d’appel de Paris a suspendu l’ensemble de la restructuration chez PSA Peugeot Citröen.

Photo : Un débrayage d’une heure était organisé ce mardi matin (LM/EI)


Ce mardi marquait une journée de mobilisation au sein de plusieurs entreprises menacées par des plans sociaux. En Essonne, les salariés du technocentre de Renault à Lardy ont rejoint leurs collègues des chaines de production dans le mouvement. La date butoir des pourparlers entre direction et syndicats approche à grand pas, puisqu’elle est prévue le 14 février prochain. Ce qui inquiète d’autant plus les représentants du personnel qui cherchent des solutions pour éviter la fermeture de sites. « Nous voulons amener des contres propositions à l’accord de compétitivité tel qu’il est décidé à l’heure actuel » explique Yvon Hemelsdael, secrétaire de la CFDT des sites de Rueil-Lardy. L’accord prévoit la suppression de 7500 postes dont 2500 en ingénierie, ce qui entraîne immanquablement la fermeture d’un site d’après Alain Charlot, secrétaire de SUD à Renault-Lardy. « Un site de production représente pour le plus gros 4500 salariés, les autres tournent autour de 2000, 2500 employés. Accepter ça, ça veut dire qu’à terme un site va fermer.
Quant à l’ingénierie, les 2500 suppressions de poste correspondent au site de Reuil, la direction voulait déjà le fermer en 2012 ».
La mesure la plus inacceptable de l’accord pour les syndicats, « c’est le gel ou quasi gel des salaires pendant trois ans ».

Photo : Les salariés ont décidé de se faire voir en dehors de leur entreprise (LM/EI)

Un avenir incertain

D’après la CGT, tout se joue maintenant, « C’est une semaine charnière, les négociations touchent à leur fin. La direction veut faire passer toutes ses mesures avant la date butoir. » Le maître mot est de ne pas céder. Le représentant de SUD explique « l’accord proposé n’est que temporaire, il ne couvre qu’une période de trois ans. Si on laisse passer ça maintenant à chaque changement de modèle, la direction reviendra avec un nouveau chantage ».
D’autre part, les suppressions de postes vont entraîner d’autres désagréments plus pratiques.
Notamment en ce qui concerne le temps de travail, selon le représentant CFDT, « il y’a déjà une très grosse charge de travail qui pèse sur les effectifs, on n’arrive pas à tenir les délais. On ne voit pas comment on pourra assurer avec 2500 postes en moins. Les journées vont être plus longues et plus nombreuses. Il y’aura 21 jours travaillés de plus par an. »
L’attente accentue le doute quant à l’avenir de Renault, Yvon Hemelsdael s’inquiète : « la pérennité de Renault devient de plus en plus faible, on se pose des questions sur l’avenir de la marque». L’inquiétude et les actions des ouvriers et syndicats de Renault auront-ils raison de l’accord de compétitivité prévu par la direction de l’entreprise ?
Lucie Morisset
Journaliste pour Essonne Info

 

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Yvan Lubraneski