Actualités Communiqués — 30 novembre 2012

Communiqué de la Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie de la Cfdt 

Recevant les syndicats et les élus locaux, Arnaud Montebourg a déclaré que le gouvernement était dans une « stratégie de pression assumée » sur ArcelorMittal dont il souligne qu’il n’a pas à ce stade exprimé de contrepropositions aux demandes du gouvernement d’élargir le périmètre de cession à l’ensemble du site de Florange. Le ministre confirme qu’à défaut d’un changement de position de Arcelor-Mittal au terme du délai que ce dernier a lui-même fixé au 30 novembre, un scénario de reprise du site est « sur la table », avec un repreneur prêt à investir 400 millions, et que la décision d’une prise de participation complémentaire et temporaire de l’État reviendra au président de la République.

La FGMM-CFDT a réaffirmé deux positions constantes. D’une part, aucune solution industrielle ne serait viable sans le maintien de l’intégrité du site, ajoutant qu’elle se réjouit que cette réalité s’impose maintenant à tous. D’autre part, il est déterminant, pour donner à Florange un avantage technologique et compétitif, que tout plan industriel pour le site comporte la mise en œuvre du procédé Ulcos, ajoutant qu’elle se réjouit que la commission européenne le place en première position des projets retenus.

Les élus lorrains ont unanimement soutenu qu’il fallait maintenir un outil viable à Florange, tel que l’a démontré le rapport Faure, et qu’il en allait de la crédibilité politique de tenir les engagements pris.

Dans ce contexte très politique, il est important que le ministère du Redressement productif ait travaillé à la construction d’une alternative industrielle sérieuse, à laquelle la CFDT a contribué de toutes ses forces syndicales à chaque niveau de l’entreprise et national. La FGMM-CFDT a salué cet engagement de l’État pour une solution industrielle face à la stratégie d’une multinationale. Elle a insisté pour que soit rapidement connue la décision de l’État.

La FGMM-CFDT demande au ministère, plus largement à l’État et aux collectivités territoriales, de poursuivre dans cette voie de construction industrielle crédible, notamment si une prise de participation publique se confirme.

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Yvan Lubraneski