Actualités Communiqués — 26 octobre 2012

communiqué de presse n°65 de Patrick Pierron, secrétaire national de la CFDT

La quatrième séance de négociation Sécurisation de l’emploi a été consacrée aux procédures de licenciement collectif. La CFDT a jugé les propositions patronales inacceptables, uniquement tournées vers la sécurisation juridique des employeurs.

Le document patronal ne contient aucune piste sur la sécurisation de l’emploi. Pire, ces propositions feraient courir de nouveaux risques aux salariés.C’est l’essentiel du droit sur le licenciement économique collectif qui serait  remis en cause.

La CFDT considère que les revendications patronales conduisent à exonérer les employeurs de leur responsabilité en termes de formation, d’employabilité et d’accompagnement des salariés, pour se concentrer sur les sanctions contre les salariés.

En séance, la CFDT s’est étonnée de l’absence de propositions sur les reprises de site, alors même que l’on a demandé au gouvernement d’attendre la fin de la négociation pour présenter une loi sur le sujet.

Pour la CFDT, la négociation doit permettre de nouveaux droits pour les salariés, quelle que soit la taille des entreprises. Il est aussi nécessaire de distinguer les entreprises qui jouent le jeu de l’anticipation et de la formation des salariés ; de celles qui ne le font paset doivent être sanctionnées.

Le patronat souhaite annuler la prochaine séance de négociation du 8 novembre, afin de finaliser un projet de texte global à négocier lors de la séance du 15 novembre.

La CFDT estime que trop de temps a déjà été perdu dans cette négociation. Elle a posé comme condition à un report que la séance du 15 novembre se tienne sur toute la journée.

Partager

About Author

Yvan Lubraneski